PDC, Parti Des Comploteurs ?

Publié le par Jeunes UDC Vaud

Paru dans:  Le Réformateur, 24 heures, le Temps, Tribune de Genève

La concordance. Quelle belle parole aux allures importantes et tragiques qui peut être définie à la guise de tout un chacun. Voici déjà une semaine qu’une alliance colorée de gauche s’est, je cite, « débarrassée » du conseiller fédéral Blocher. Comme dans une cour d’école, on met hors-jeu celui qui est trop compétent et trop influent afin qu’il ne fasse trop d’ombre aux âmes modestes. Tout d’abord mes hommages aux grands tacticiens Darbellaysques qui réussirent ici le coup de l’année. Pour la première fois au XXIe siècle, le camp de gauche a réussi à court-circuiter la stratégie électorale de l’UDC.

Pourtant il y a tout de même bon nombre de points importants à expliquer. Ce fameux 12 décembre les groupes socialistes et verts (Zisyadis compris) sont restés cohérents face à ce qu’ils avançaient durant la dernière législature. En effet, selon ces derniers il était impensable de réélire Monsieur Blocher, qui serait un danger pour les institutions. J’en prend acte et respecte leur point de vue, qui est selon moi erroné. Mais qu’en est-il donc du PDC ? N’oublions pas que ce fut ce dernier à offrir 4 ans de mandat gouvernemental à notre tribun national. Puis, un jour telles les feuilles mortes d’automne qui volent là où la bise lémanique les emporte, la majorité de ces élus centre (-gauchistes ?) ont décidé de suivre leur président Valaisan, et de changer leur fusil d’épaule. Aujourd’hui ils se félicitent l’un l’autre de ce coup d’Etat qu’ils réussirent à organiser avec prouesse en s’alliant la gauche « socio- écologiste ». Fiers et parfois applaudis, ils se rendront très vite compte que ce n’est pas une balle qu’ils se sont tirés dans le pied, mais bel et bien un obus de char d’assaut. Malgré le fait qu’ils aient gagné en sympathie dans le camp rose- vert, leur réputation est désormais compromise sur la droite de l’hémicycle et par la même au sein de leurs fidèles électeurs trompés. En effet, ces derniers se rendront maintenant compte que le parti qu’ils soutiennent à fait un sacré bond à gauche. Pourtant, un certain 1er octobre 2007, Monsieur Jacques Neirynck avouait à un groupe de gymnasiens innocents que le PDC n’allait ni à droite ni à gauche mais de l’avant. Vous remarquerez que ce professeur honoraire de l’EPFL maîtrise plus la langue française que la cohérence électorale. En effet, peut-être ne s’en rend-il pas encore compte, en se mettant le plus grand parti du pays à dos, son groupe politique a fait quatre pas en arrière. Que de gâchis pour ce parti au passé autant impressionnant que respectable. Je pense que le temps nous le prouvera plus qu’assez. 

Mon analyse faite, je propose d’aller de l’avant en gardant une ligne cohérente et claire. De plus j’informe les électeurs déçus de verdict de mercredi dernier, qu’ils sont les bienvenus dans le parti qui touche sans états d’âmes aux vrais problèmes et principes. Je veux parler du chômage, qui est combattu avec le soutien porté au PME, véritables centres de formation et d’emploi. Mais aussi, au coût élevé de la vie, qui veut être amélioré par un combat pour une baisse des impôts. L’écologie, qui est respectée par le soutien d’une agriculture nationale forte. La sécurité, pour laquelle mon parti propose des solutions réalistes et concrètes. Mais surtout le respect de nos institutions et de nos traditions, par le rejet ferme d’une adhésion à l’Union Européenne et par le soutien du noyau familial traditionnel. La législature à venir doit servir à toucher à ces points, et l’UDC propose des solutions pour chacun.

Continuons à nous battre pour nos idées sur une ligne concrète. Le bien de notre patrie dépend de nous tous. Du simple électeur au conseiller national, du jeune politicien sur les marchés, au président de parti. Merci pour plus de cohérence, de réalisme et de responsabilités pour l’avenir.

 

Pour les Jeunes UDC du district de Morges
Michele Losa
Vice- président

 

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D.J 01/01/2008 01:49

Bonne année à tousD.J