Les Jeunes UDC s'affichent

Publié le par Jeunes UDC Vaud

Paru dans "le Nouvelliste"

3 mai 2008 - JEAN-YVES GABBUD

POLITIQUE  Les jeunes démocrates du centre du Valais, de Vaud et de Fribourg ont donné une conférence de presse commune hier à Sion. Ils se veulent les représentants d'une «droite décomplexée». Présentations de ces convaincus.

«Lorsque j'ai signé ma première tribune libre dans «Le Nouvelliste» comme jeune UDC, je l'ai préparée en secret, pour éviter des pressions. Lorsque le texte a paru, j'ai reçu quelques courriers de menaces. Une me disait qu'Hérémence est un village qui a déjà brûlé... Un autre lecteur s'était visiblement essuyé les fesses avec le journal avant de me le renvoyer.» Lorsque l'on dit à Grégory Logean, président des jeunes UDC du Valais romand que son parti est intolérant, cela le fait rire. Il raconte alors une autre anecdote. «Lors d'une séance du Parlement des jeunes, un adulte a refusé de me serrer la main... certainement parce que je suis UDC, donc, forcément, intolérant...»

Ses amis politiques fribourgeois et vaudois ont connu moins de difficultés dans leur engagement. «L'UDC est implantée depuis des décennies à Fribourg» commente Benoît Pesse, président des jeunes UDC fribourgeois. «Dans mon village de Noville, 57% des citoyens votent UDC» lance le président des jeunes vaudois de ce parti, Kevin Grangier.

«UDC comme un Suisse sur trois»


La pression rencontrée ne pose toutefois pas de problème à l'Hérémençard. «Le plus difficile, c'est le début de son engagement. Si on est capable de résister à cette période, ensuite c'est bon. On est blindé. Aujourd'hui, plus personne n'essaie de me faire changer de parti. Tout cela ne m'a pas affecté. Depuis que je me suis engagé dans l'UDC, je n'ai perdu aucun ami. Au contraire, j'en ai de nouveaux.»

Aujourd'hui, Grégory Logean est tenté d'afficher ses couleurs, même de glisser vers un peu de provocation. «Au retour de notre marche à Berne le 6 octobre dernier, nous sommes allés à la Foire du Valais. J'ai gardé mon t-shirt pro-Blocher. Ça m'a valu quelques passages mouvementés. Il y a même quelqu'un qui a versé son verre sur mon vêtement. Mais ce genre d'attaques gratuites me renforcent. Si je sais que certaines personnes sont contre nous, nous traitent de xénophobes et s'énervent lorsqu'on s'affiche UDC, je sais aussi qu'il y un Suisse sur trois qui vote pour le même parti que moi...»

Xénophobes?


Xénophobe. Ce qualificatif, les démocrates du centre l'entendent souvent. En défendant le oui à l'initiative sur les naturalisations, Kevin Grangier avance des arguments qui semblent confirmer cette impression: «Les étrangers représentent 81% de la population carcérale suisse. 86% des viols commis en Suisse sont le fait d'étrangers. Dans notre pays, 5,8% des étrangers touchent l'aide sociale contre 1,9% des Suisses.» Il nuance aussitôt. «Vous voyez ma cravate? C'est celle des fameux moutons. Elle représente un mouton noir. Les gens se sont focalisés sur lui... ils oublient qu'il y a aussi 122 moutons blancs. Ce que nous voulons, c'est expulser le mouton noir et garder les moutons blancs. On sait que parmi les étrangers, il n'y a qu'une poignée de criminels, mais il ne faut pas se voiler la face non plus.»

Pro-Blocher


L'image de l'UDC est intiment liée à celle de Christoph Blocher. Blocher l'idole des jeunes UDC? Alexandre Cipolla, secrétaire octodurien des jeunes démocrates du centre du Valais romand, rétorque: «On n'idolâtre pas une personne ni même un parti. Nous défendons des idées, des idéaux. Si je défends Christoph Blocher, c'est parce qu'il défend les mêmes idées que moi et non pas parce qu'il serait mon idole.

Le Conseil fédéral est devenu un club de mous. En y entrant, les conseillers fédéraux deviennent des gens qui abandonnent leurs idées. Blocher, par contre, est resté fidèle à ses idées. C'est pour ça qu'il dérange certains.» Pas les jeunes UDC romands...

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Valentin M. 02/06/2008 16:41

Salut D.J., Comment vas-tu ?Je suis désolé d'avoir publié ton article un peu tards, mais le système administratif du blog à changé et je ne sais aps très bien le manipulé, mais je me débrouille.Tu as bien raison, lorsque la gauche nous traite de "méchants" il faudrait qu'elle s'apercoivent qui sait qui commet des actes de violences...

D.J 03/05/2008 22:54

les étangers incarcéré(dont je crois volontier vos chiffres) sont tout de même une minorité de toute la population étrangère.ce ne sont pas ceux qui ont commis des délits graves qui sont choisi pour devenir Suisse.le contraire m'étonnerai.A part ça,la gauche vous catalogues pour la plupart d'entre eux à l'extrème droite; poutant aucun UDC n'est venu perturber par la violence le discourt du premier mai de levrat pour ce venger de l'extrème gauche qui avait perturber le discour de blocher à Lausanne.On se demande qui sont vraiment les extrèmiste sur l'échiquier politique Suisse.D.J