Quel message donner aux jeunes ?

Publié le par Jeunes UDC Vaud

QUEL MESSAGE DONNER AUX JEUNES ?
Lausanne, le 21 octobre 2008

Madame, Monsieur, L’un des principaux rôles de l’Etat est la protection des individus, tant contre les tiers que contre eux-mêmes. Nos lois ont un effet dissuasif puis répressif si nécessaire que le législateur suisse a voulu face à certains comportements. Dans ce contexte, quel message la dépénalisation du cannabis enverrait-elle principalement aux jeunes ? Les abus et manquements de cette partie de la population sont d’ores et déjà montrés du doigt de manière presque quotidienne. Botellón, échecs scolaires croissants, violences et autres comportements inexplicables sont devenus une réelle source d’inquiétudes du côté des parents comme du côté des autorités. Tous mouvements politiques confondus, la politique actuelle recherche des solutions pour sortir la jeunesse de cette impasse. Refonte du système scolaire, répression plus forte de la délinquance juvénile ou autres programmes tentent de comprendre et d’aider cette génération qui exprime son malaise dans une société qu’elle ne comprend pas et qui ne la comprend plus. Dans un tel contexte, il n’est pas admissible de dépénaliser cette drogue. Cela reviendrait à donner un nouveau moyen aux jeunes de se détruire. Certes, la consommation de cette drogue dite « douce » est déjà très répandue mais les violences conjugales aussi, faut-il pour autant légaliser ces deux délits ? Par ailleurs, le fait que le cannabis ne soit pas légal évite certainement qu’un grand nombre essaie, voire continue à consommer. En effet, réussir à se procurer cette substance, puis la consommer, n’est pas à la portée de chacun alors qu’une légalisation permettrait de se fournir sans autre. En outre, le côté illégal en retient une partie. Une dépénalisation donnerait à ces derniers un signal positif qui leur permettrait d’essayer voire de devenir accroc sans mauvaise conscience. Il est donc clair qu’une légalisation du cannabis étendrait le nombre de consommateurs. On peut se demander si cela est souhaitable face aux dégâts psychiques et intellectuels provoqués par cette drogue, sans parler de la dépendance qui peut déboucher sur une toxicomanie plus lourde. Tant d’effets négatifs dans quel but ? Le contrôle d’un marché qui verra certainement apparaître un marché « noir » hors taxe et avec plus de THC en parallèle ? La société se rend actuellement compte de ses erreurs passées. Elle a autorisé des comportements, tabagisme, pollution et autres, qui n’ont fait que nuire à l’être humain. Il est temps de tirer quelques leçons de ce laxisme aveugle, d’apprendre des erreurs passées. Ne banalisons pas un comportement dont nous connaissons les nuisances uniquement parce qu’il est répandu. Par ailleurs, une légalisation de ce genre ôte tout crédit à l’Etat. En effet, on ne peut pas mener des campagnes de prévention dans les écoles en montrant les ravages du cannabis puis annoncer que finalement la consommation est autorisée. Il n’est pas non plus admissible de lutter avec acharnement contre la fumée ou autres addictions avant d’en autoriser une nouvelle. L’Etat doit prendre ses responsabilités et continuer d’envoyer en message prônant l’abstinence. Il ne faut pas abandonner les jeunes à eux-mêmes mais continuer à les protéger contre cette drogue qui par définition est quelques chose de néfaste. La cohérence de la politique actuelle ainsi que l’état psychique et intellectuel de la génération de demain en dépendent. A nous de décider quel message envoyer.

Les Jeunes UDC Vaud
La présidente de la section de Broye-Vully
Aurore Estoppey

Publié dans Comuniqué de presse

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