Le règne de la violence

Publié le par Jeunes UDC Vaud

Plus une seule semaine sans que de terribles nouvelles nous parviennent. Meurtres, agressions, vols, viols, règlements de comptes sont devenus le lot hebdomadaire de nos journaux. Bien sûr, ce genre de nouvelles n'est pas exceptionnel pour des journaux d'actualités, mais elles ont un autre goût quant elles relèvent le nom des villes de Lausanne, Epalinges, Aigle, Yverdon-les-Bains. Pas n'importe quelles villes, nos villes !

Cette violence surprend par sa cruauté (meurtres, viols),  son ampleur (omniprésente et en augmentation) et ses auteurs (de plus en plus jeunes). La violence qui s'est installée n'est plus un fait de société, elle est devenue une partie de l'identité de cette dernière. Gentiment nous l'avons tolérée, banalisée et excusée. Les tabous entourant ses origines ont eu raison du bon sens qui aurait dû être celui des autorités et des citoyens.

La pauvreté, l'instabilité des ménages, l'immigration, l'individualisme, le mal de vivre sont autant de sources de cette violence qu'il est préférable de taire car en parler ferait le nid des extrémistes. La réponse a donné à ce fléau de la violence ne peut pas être que politique. Si la justice a un rôle important à jouer, il convient en réalité de reposer sur la table nos principes et la morale de notre société. Que pouvons-nous tolérer ? La sécurité doit-elle désormais primée sur la liberté ? Quelles règles sommes-nous prêt à changer ? Quelles peines avons-nous le droit d’infliger ? Quels moyens sommes-nous disposés à engager ? Poser ces questions s’apparente également à parler de tabous.

L’enjeu moral, fondamentalement, n’en est pas moins la justification de l’État de droit, de la justice et de la démocratie. L’Histoire nous apprend que d’accepter de sacrifier sa liberté au profit de la sécurité favorise les dérives totalitaires. L’Histoire dit aussi qu’un État ne pouvant plus assurer la sécurité des citoyens contre l’injustice ne se justifiait plus. Quand l’homme rend la justice lui-même, c’est que la révolution est en marche. Ne pas réagir ou mal réagir met en péril nos institutions, il faut donc agir dans la bonne mesure qui ne doit priver personne de sa liberté et punir sans relâche ni hésitation les criminels.

Aujourd’hui, tous les indices vont dans le sens d’une augmentation de cette violence mais aucune issue n’est perceptible. Jusqu’où ira-t-on ? Le jour ou un père de famille vengera par la mort le tabassage de son fils, devenu handicapé, ou de sa fille, peut-être violée, il sera trop tard. La justice peut-elle condamné un homme qui lui dira : « si l’homme que je suis est là c’est parce que la justice ne fait pas son devoir » ? La violence s’est installée, son avenir dépend de notre tolérance à l’égard de celles et ceux qui la maintienne.

Publié dans Débat - événement

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