Comment intégrer les autres religions ?

Publié le par Jeunes UDC Vaud


D’ici la fin de l’année, le Souverain sera appelé à se prononcer sur l’initiative visant à interdire l’interdiction de minarets en Suisse. Au delà de cette initiative qui veut inscrire dans la Constitution un élément relevant plutôt de compétences communales (est-ce réellement pertinent ?), le débat s’ouvre sur l’intégration et les libertés offertes aux autres pratiques religieuses. Et il est sain que ce débat puisse s’ouvrir.
 

L’exemple de pays voisins démontre que l’acceptation d’autres cultures et d’autres pratiques religieuses ne va pas de soi.

 

En effet, notre Etat laïc a été fondé sur des fondements religieux et culturel qui ont été rendu possible au fil des siècles. En dénonçant les monarchies (où les dirigeants prétendaient eux-même être issus de la volonté de Dieu) dès le XVIIIe siècle et en instaurant les républiques, les peuples d’Europe n’ont pas voulu renier Dieu, mais séparé les compétences. Le pouvoir terreste et temporel devenait l’affaire des Hommes, dès lors il était devenu normal que les Hommes définissent librement leurs représentants, et le pouvoir spirituel et intemporel restait aux mains de l’Eglise. Aujourd’hui, la Suisse est un Etat laïc typique de l’Occident qui pratique au mieux cette séparation des pouvoirs. La gestion de l’Etat n’est toutefois pas comprise partout comme ça, notamment dans les républiques islamiques.

 

Les républiques islamiques, dirigées ou conjointement dirigées, par un religieux ne connaissent pas cette séparation. La loi en vigueur est la loi islamique. L’islam est omniprésente dans la vie quotidienne. Dès lors, le mode de pensée est fondamentalement différent. L’immigrant qui arrive en Suisse peut ne pas comprendre ou mal comprendre que, chez nous, la pratique religieuse est une affaire privée qui ne s’expose pas en public ou dans la politique.

 

Malgré la laïcité de son système, la Suisse est un pays chrétien et ce fait doit être assumé et revendiqué. Il est faut de vouloir pratiquer la laïcité tout azimut comme la France nous en fait la démonstration. Le vide laissé par ce mode de faire ne profite qu’à des fondamentaliste qui récupèrent la place devenue libre.

 

Ainsi, si la Suisse entend accuellir des croyants d’autres religions, elle doit en définir le cadre légal. Ce cadre légal devrait laisser le maximum de liberté possible tout en imposant des barrières très strictes quant au respect du droit suisse, des libertés individuelles et de la primauté de nos institutions laïcs. Un droit parralèle ne saurait être toléré. Cette disposition courageuse aurait le mérite d’affirmer clairement ce qui est toléré et ce qui ne l’est pas en terme de pratique religieuse. Chacun sera gagnant et les sentiments xénophobes seront combattus.

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