La démocratie censurée

Publié le par Jeunes UDC Vaud

 

Le 11 mars 2009 le Conseil national a approuvé par 96 voix contre 72 une initiative parlementaire de Daniel Vischer (Les Verts). Cette initiative exige la définition d'un plus grand nombre de motifs permettant de déclarer non valable une initiative populaire. Actuellement, le peuple a le pouvoir de modifier la quasi-totalité de la Constitution, seules les initiatives populaires qui violent le droit international impératif ne sont pas admises. Par droit international impératif on entend l'interdiction de mener une guerre d'agression, l'interdiction de la torture, du génocide et de l'esclavage. Toutes les autres dispositions du droit international ne sont pas impératives.

 

De fait, la gauche qui soutient ce texte, veut museler le peuple et censurer des textes qui seraient jugés contraire au droit international. Le Souverain est donc dépouillé de son titre et ce sont des fonctionnaires qui héritent ainsi du pouvoir ultime de déclarer une initiative valable ou non valable selon le droit international sur lequel nous n’avons aucun pouvoir. Cette censure est une dérive dangereuse quîl s’agit de vigoureusement repoussé.

 

En effet, comment est-il objectivement possible de déclarer que tel ou tel texte n’est pas conforme au droit ? N’est-ce pas en censurant les idées que les régimes totalitaires naissent ? Nous n’en sommes heureusement pas là, toutefois le principe qui revient à un groupe d’individus, tout juristes qu’ils sont, le droit de définir la limite gauche et la limite droite des droits populaires est dangereuse et appelle une dérive malvenue.

 

Winston Churchill disait de la démocratie qu’elle n’est pas le meilleur système, mais le moins mauvais. Le mieux étant l’ennemi du bien, nous serions inspirés de nous en souvenir en ne bradant pas nos prérogatives de citoyens libres.

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