Les Démocrates américains, bête noire de la Suisse

Publié le par Jeunes UDC Vaud

L’actuelle scandale entre UBS et les Etats-Unis n’est pas le premier litige important entre Berne et Washington. Souvenez, il y a près de 15 ans, des massives attaques contre les banques suisses au sujet des fonds juifs de la Seconde guerre mondiale.

Les fonds juifs sous l’administration Clinton
Au delà du travail de mémoire et de la nécessaireréparation qui devait être fait (nous attendons d’ailleurs celui des Américains sur la question. A moins que les sauveurs de l’Europe soient exemptés de devoir de mémoire), cette affaire des fonds juifs a été une véritable mascarade policito-économique dont le seul but, véritable, était de dépouiller les Suisses au maximum. Jugez plutôt que les différents rapports de 1946 à aujourd’hui sur la question des biens juifs en Suisse les établissaient à quelques centaines de millions de francs tout au plus mais que la Suisse a payé plusieurs milliards de francs de réparation à différentes organisations (CJM et Simon Wiesenthal Center) activement soutenues par l’administration Clinton. Pour dénoncer cette affaire de gros sur fond de réparation historique, plusieurs auteurs suisses, français, allemands et américains notamment ont pris la plume pour offrir une autre image de la Suisse que celle, salie, par les rapaces financiers américains. C’est aussi un nécessaire devoir de mémoire. La contribution la plus pertinente est sûrement celle de Norman G. Finkelstein, politologue américain de confession juive qui a écrit « L’industrie de l’Holocauste » et qui prétend que de puissantes organisations juives américaines pratiquent la victimisation de l’Holocauste pour s’enrichir.

Ce braquage international officalisé a été rendu possible par l’activisme de l’administration du Démocrate Bill Clinton, au pouvoir de 1993 à 2001. Durant la période du Républicain George W. Bush de 2001 à 2009, aucune attaque du genre n’a été possible contre la Suisse. L’avocat américain Ed Fagan, un des principaux acteurs de l’affaire des fonds juifs en a fait les frais. Il avait d’ailleurs tenté de continuer à s’enrichir sur le dos des Suisses après la clôture de l’affaire des fonds juifs en attaquant notre pays sur ses liens avec le régime de l’Apartheid en Afrique du Sud. Mais n’étant plus soutenu par la politique, il perdit vite pied et aucune procédure n’a aboutit. Il y a 1 mois, en janvier 2009, Ed Fagan a été radié et interdit de pratiquer dans l’Etat du New Jersey car il a détourné plusieurs centaines de milliers de dollars que des survivants de l’Holocauste lui avaient confiés. Ça en dit long sur ce qu’est devenu l’argent que les Suisses ont payé en espérant qu’ils retournent à leurs propriétaires ou leurs légitimes descendances.

Le secret bancaire sous l’administration Obama
Après huit ans de calme pour notre pays, voici le retour d’un Démocrate à la tête des Etats-Unis et avec lui tous les lobbies qui ont un vieux compte à régler avec notre place financière. Barack Obama aura attendu un mois depuis son entrée en fonction pour mettre le couteau sous la gorge des banques suisses, au mépris de l’Etat de droit. Il reste encore 47 mois avant un éventuel changement à la tête des USA mais plus probablement 95 mois en cas de réélection. Il est bien probable qu’un bon nombre de juristes opportunistes verront soudain plein de raisons d’attaquer les banques suisses en justice pour de futiles raisons. Quand M. Obama est ses amis auront obtenu la peau du secret bancaire, de la place financière et que la Suisse sera retournée au siècle passé, je serai heureux de lire et d’écouter les éditorialistes du 4 novembre 2008 au sujet du président américain nouvellement élu.

En 1996, le président de la Confédération avait alors appelé un chat un chat en parlant du chantage exercé par les Amérciains sur la Suisse, la classe politique s’était offusquée de ce propos et avait, de facto, baissé son pantalon devant Washington. La Suisse ne doit pas commettre deux fois la même erreur

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